allo, FRANK BOUYSSE ?

La semaine dernière, j’ai eu la chance énorme de pouvoir appeler Franck Bouysse au téléphone, le jour même de la sortie de son livre “Buveurs de vent” aux éditions Albin Michel.

Pourquoi l’appeler au téléphone ? Pour qu’il me livre une anecdote bien sûr !

Franck Bouysse m’a raconté comment lui était venu son dernier roman. Quand il était jeune, il allait pêcher avec son père à côté d’un viaduc. Et c’est en se retrouvant un jour sous ce viaduc, ce monument de son enfance, qu’il a vu les quatre personnages de son livre, cette fratrie que l’on retrouve dans la scène inaugurale, ces quatres enfants qui se pendent au Viaduc lors du passage de la locomotive, pour sentir jusque dans leur chair les vibrations de la machine lancée à pleine vitesse.

Il est alors rentré chez lui pour écrire les premiers mots du chapitre 1 : “Quatre ils étaient, un ils formaient, forment et formeront à jamais”. Rien n’était prémédité. Ce sont les personnages de “Buveurs de vent” qui ont surgi en premier dans son esprit, et qui lui ont fait traverser leur propre territoire romanesque. Marc, Matthieu, Mabel et Luc lui ont raconté leur histoire, dans laquelle il a retrouvé cette émotion d’enfance qui constitue l’atmosphère même du roman.

A moi de partager une anecdote: avoir Franck Bouysse au téléphone, c’est comme de lire dans un livre ! J’ai retrouvé le style de l’auteur jusque dans ses mots glanés au téléphone. Je garde le souvenir d’une conversation merveilleuse que j’ai été bien bête de n’avoir pas l’idée d’enregistrer.

Et pour lire la chronique du roman “Buveurs de vent”, allez voir mon dernier post .

ALLO PAUL VIVIENNE

Paul Vivienne a tout vendu. Le commissaire-priseur a dispersé des palais entiers, des bols en argent, des vieux machins que l’on fait briller depuis des siècles. Le testament du Roi-Soleil et des machines à coudre. Des momies d’Égypte avant que l’on interdise le commerce des macchabées.

Aujourd’hui, la partie lui échappe. Il ne maîtrise ni les réseaux sociaux, ni les enchères en ligne. Terminé le théâtre ; plus d’histoires à raconter. Paul Vivienne rejoint ses ombres. Jusqu’à ce qu’il découvre un mystérieux retable au fin fond d’une chapelle toscane. Vivienne, le désabusé, a une épiphanie : il tient son dernier coup. Son ultime chef-d’œuvre. Un tableau d’église, vraiment ? À l’heure où l’on s’arrache les Koons et les Basquiat? Pour s’offrir une dernière gloire, ou peut-être pour séduire la redoutable experte à son côté, il lui faut à tout prix identifier ce maître inconnu de la Renaissance. Alors que l’obsession dévore Vivienne, le tableau prend son indépendance.